Odeurs de fumées de DASRI...ici à Baie Mahault...en Guadeloupe

Publié le par Franck De La SALETTE

Voilà c'est fait...le deuxième incendie de l'année a eu lieu...ou comment éliminer 200m3 de déchets hospitaliers contaminés à peu de frais...Enfin peu de frais c'est vite dit, ce sont des milliers de litres d'eau utilisés par les pompiers qui, dorénavant contaminés, se sont et vont s'écouler dans les nappes et la mangrove...


Comment??
Monsieur Christon?
Il va bien merci, toujours en liberté!







Ci dessous copie de l'article du quotidien france Antilles de ce jour:

..."Des centaines de mètres cubes de déchets hospitaliers sont parties en fumée, hier, sur le site de l'usine Igetherm de Baie-Mahault. Du déjà vu pour les sapeurs-pompiers qui étaient intervenus le 2 mars dans des conditions similaires.
« Ça brûle encore... Pas vrai ? » Ce badaud n'est pas le seul à s'étonner. Il y a quatre mois, presque jour pour jour, la société Igetherm industrie de Baie-Mahault, spécialisée dans l'incinération des déchets hospitaliers (seringues usagées, tubes et poches de sang...), était déjà la proie des flammes (lire ci-dessous). Hier matin, cela flambe à nouveau.
À 10 h 45, la Zac de Beausoleil est bouclée. La police municipale filtre les véhicules. Priorité à ceux des sapeurs-pompiers. Ils viennent de Pointe-à-Pitre, Sainte-Rose, Petit-Bourg et même Morne-à-l'Eau. Une trentaine d'hommes se relaient, sous les ordres du commandant Guillaume Brudey.

Apparemment, le feu a pris près de la benne de récupération des cendres et a gagné l'imposant stock de déchets entassés dans la cour de la société. Des Dasri : déchets d'activité de soins à risques infectieux. Il y en a des centaines de mètres cubes. « C'est rempli, même plus que la dernière fois » , constate un pompier. « On est là pour deux jours » , jauge un de ses collègues, ruisselant de sueur.
Compte tenu de la nature de ce qui brûle, les sapeurs-pompiers ne prennent pas de risques. Les fumées sont analysées. Le commandant Brudey est formel : « La mesure de l'air n'a révélé que du CO, du monoxyde de carbone. » Donc rien de toxique pour ses hommes et les gens alentour.
Éteint en milieu d'après-midi
Les sapeurs-pompiers s'efforcent de contenir le feu et d'empêcher sa propagation à l'usine et à la mangrove. Avec plusieurs lances, ils arrosent simultanément les monticules de déchets calcinés. À 12 h 25, cela ne brûle quasiment plus, mais une épaisse fumée se dégage.
Les pompiers portent des masques ou des appareils respiratoires. Y compris les gendarmes venus faire les constatations. Et pas question pour le commandant Brudey d'envoyer ses hommes au milieu des Dasri. « Il y a des consignes de prudence. Il y a des aiguilles... » Ils encerclent l'amoncellement de déchets sous lesquels le feu couve encore et arrosent en attendant la pelle mécanique qui doit les brasser. Réquisitionnée par la mairie à l'entreprise EMBTP, elle arrive en début d'après-midi. « Elle nous a grandement aidés » , reconnaît le commandant Brudey. À 16 heures, le feu est éteint. « C'est fini, on est en train de nettoyer les tuyaux. » Une surveillance se met en place. « On va faire des rondes. »
Cette fois encore, le bâtiment est intact. Seuls des déchets ont brûlé. Un peu moins de la moitié du stock selon l'estimation des pompiers, soit environ 200 m3.

- Une nouvelle enquête

Le 2 mars, un important incendie s'était déclaré chez Igetherm industrie (notre édition du 3 mars). Et déjà, des centaines de m3 de déchets hospitaliers avaient brûlé. Quelques jours après, le procureur de la République à Pointe-à-Pitre était formel : « Il n'est pas accidentel, c'est certain. C'est un incendie criminel avec six points de départ de feu. » L'enquête est toujours en cours.
Une autre a été ouverte après l'incendie d'hier. Un technicien en identification criminelle de la gendarmerie s'est rendu sur place et un inspecteur des installations classées devait également passer sur le site. Hier soir, personne n'était encore capable de dire si l'incendie résultait d'un acte volontaire, d'une négligence ou d'un accident.

 - Un autre arrêté de mesures d'urgence

Deux jours après l'incendie du 2 mars, le préfet a pris un arrêté de mesures d'urgence qui impose à l'exploitant la mise en sécurité du site (fermeture au public et accès contrôlé). Mais aussi l'élimination des déchets hospitaliers dans des conditions réglementaires (incinération ou banalisation (1)) et la réalisation d'une étude pour évaluer l'impact de l'incendie et du stockage prolongé des déchets sur le site, certains depuis près d'un an. Il s'agit de voir dans quelle mesure il y a eu pollution. Des mesures applicables pour certaines immédiatement - comme la mise en sécurité du site -, les autres sous huit jours. Suite à l'incendie d'hier, un nouvel arrêté de mesures d'urgence devrait être pris.


- La fin d'un monopole

L'usine Igetherm ne devrait plus pouvoir accepter de nouveaux déchets tant que le stock ne sera pas résorbé et la mise en conformité totale.
Les déchets hospitaliers seront désormais traités par la société Tecmed, filiale du groupe Urbaser, qui devait mettre en service, hier ou aujourd'hui, un nouvel équipement à Baie-Mahault - un banaliseur (2) -, capable d'absorber tout ce que traitait Igetherm. Fin 2008, les hôpitaux publics de Guadeloupe avaient lancé un appel d'offres pour la collecte et le traitement de leurs Dasri.
Il avait été remporté par la société Tecmed.


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Patrick 03/07/2009 12:44

Eh oui, c'est l'ami du président du conseil général et du maire du gosier. Gillot, dupont et christon un trio d'enfer!