Odeurs Pointoises...à Pointe à Pitre...ici en Guadeloupe

Publié le par Franck De La SALETTE

Je reproduis ici l'article paru le 7/10/09, de ma consoeur Emmanuelle LERONDEAU du quotidien France-Antilles


Pointe-à-Pitre n'a jamais été aussi sale. Lundi matin, un petit tour dans la ville suffit à se rendre compte du désastre. Pas un quartier n'est épargné. Des bacs débordant à chaque coin de rue, des sacs poubelle éventrés sur les trottoirs, des cartons entassés sans même avoir été pliés, des gravats... et même des encombrants, triste spectacle.
« C'est comme ça tous les lundis matins. Je ne vous parle même pas du week-end. La ville, déserte, est une décharge à ciel ouvert. J'ai honte d'être Pointois! » , se révolte un habitant du centre-ville. Comme beaucoup de personnes interrogées, il tient à garder l'anonymat. « Je ne veux pas de problème » , résume-t-il.

« C'est vrai que c'est sale tout le temps. Quoi qu'ils en disent, les Pointois sont des malpropres. C'est facile de rejeter le problème sur les visiteurs, il faut les voir empiler leurs sacs sans scrupule. Ceux qui crient le plus fort sont souvent ceux qui ne font aucun effort » , accuse une autre résidente du centre-ville. « Deux fois par semaine, je suis obligée de javelliser les marches et le trottoir devant chez moi. Entre les ordures éparpillées par les chiens errants, les déchets jetés par les gens dans la rue et les odeurs d'urine, je deviens folle » , continue-t-elle. « Je ne sais pas qui est responsable. Ce que je sais c'est que le travail de nettoyage n'est pas fait correctement. Il faut commencer par là! » , déplore un autre, « C'est facile de se donner bonne conscience en rejetant la faute sur la population, mais encore faut-il être irréprochable soi-même. »

Avant la répression, une campagne d'éducation s'impose
Bien peu sont informés de la prochaine suppression des bacs collectifs de coins de rue au profit de poubelles individuelles. Ceux qui le sont, sont plutôt sceptiques. « Je crains que cela empire la situation. Vous allez voir des sacs éventrés s'empiler sur les trottoirs » , craint un commerçant, dont la boutique est située dans un angle de rues. « Allez voir à Darboussier, vous ne serez pas déçus du spectacle » , invite, pour toute réponse, une autre commerçante. De fait, malgré la distribution de poubelles individuelles, les ordures s'amoncellent peu à peu près de la borne d'apport volontaire située tout près des nouvelles résidences.

Quant aux nouveaux habitants de ces immeubles flambant neufs, ils refusent de s'exprimer sur la nouvelle méthode de collecte mise en place et sur le tri sélectif. Pas question, en effet, de critiquer la municipalité par qui ces nouveaux logements sont arrivés. Mais pas question non plus, semble-t-il, de changer ses habitudes. La présence de poubelles individuelles d'un côté de la rue du Chemin-neuf, n'empêche pas les sacs de s'entasser juste en face.

Quoi qu'il en soit, si elle veut parvenir à gagner la guerre des déchets, la Ville de Pointe-à-Pitre devra batailler ferme pour changer des comportements qui sont malheureusement bien ancrés. Pour ce faire, il faudra bien plus qu'une campagne d'éducation de la population. Beaucoup sont convaincus aujourd'hui qu'elle devra rimer avec répression et verbalisation, même si, comme l'affirme le maire Jacques Bangou, « Il n'existe pas de système coercitif idéal » .


JACQUES BANGOU, MAIRE DE POINTE-À-PITRE : « Il faut bannir des pratiques datant du siècle dernier »
« Je reste persuadé que la réponse à l'amélioration de la propreté de la ville n'est pas dans la multiplication des collectes. C'est une escalade improductive. Pour preuve, six collectes par semaine sont effectuées dans certains quartiers et jusqu'à onze dans le centre-ville. Et cela ne change rien! Chacun doit faire des efforts pour changer son comportement et bannir des pratiques datant du siècle dernier.
J'en appelle à la responsabilité de tous. Cela passera par une éducation de la population. Je compte associer à cette démarche les associations de quartier et les enfants des écoles. Des ambassadeurs de tri sont en cours de recrutement. C'est une bataille noble que nous lançons et que nous devons gagner, un véritable défi urbain. On ne peut pas se plaindre d'une ville non entretenue et ne pas adhérer à ces nouvelles règles. »


..."il faut bannir des pratiques datant du siècle dernier..."
Monsieur Bangou, suite à ses déclarations de solidarité envers le LKP semble revenu à des propos plus responsables!
Pointe à Pitre fréquentable un jour, nous le souhaitons!

FDLS
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Le Goff 05/07/2013 23:48

le problème est que les pointois et les Gwadas en général n'on pas évolués depuis leur transfert d'Afrique

JP 07/10/2009 17:07


C'est vrai que PAP est une ville où je ne vais plus depuis longtemps! c'est sale, ça pue, les rats sont gros et gras comme des chats! Et bravo franck pour la reflexion de fin d'article. Cet élu du
peuple qui prend partie pour le lkp c'est scandaleux. L'expression pour le coup ne sera pas volée: "Qu'il balaie devant sa porte!"