Après IGETHERM...PROCIDEX et Michel Christon, l'ami des élus en place, vous préparent d'autres factures...ici en Guadeloupe

Publié le par Franck De La SALETTE

La tombe de Procidex est creusée

Article signé Stéphanie SÉRAC France-Antilles Guadeloupe 29.03.2010


Les derniers instants de l'usine d'incinération.

La réquisition de Procidex par la préfecture pour la collecte d'animaux morts relevant du service public d'équarrissage arrive officiellement à son terme aujourd'hui.
Mais en réalité, la structure située juste à côté de l'abattoir départemental de Duteau ne fonctionne plus depuis un mois. L'incinérateur a été définitivement arrêté, il y a plusieurs mois, faute d'agrément préfectoral. Le directeur Bruno Jéhu, qui a remplacé Michel Christon à la tête de Procidex en 2009, annonce même que les employés, au nombre de neuf, sont sous le coup d'une procédure de licenciement économique depuis le début du mois de mars. « Il y a une volonté de détruire Procidex » , accuse Bruno Jéhu. Il faut dire que ce dossier est fait d'aberrations. Et les droits de retrait successifs des salariés cumulés à des pannes ou des mises en demeure provenant de la préfecture pour la mise aux normes de cette unité d'incinération (en 2008 et 2009) n'ont pas vraiment créé un climat de confiance autour de l'usine. Du coup, l'enterrement en bonne et due forme de l'usine, qui ne date que de 2007, semble avoir été organisé.


Dépouillée peu à peu

Ces derniers mois, ceux qui constituaient la clientèle originelle de Procidex, des éleveurs aux abattoirs, en passant par les vétérinaires et les fourrières, se sont organisés. Depuis plusieurs mois, la Gabarre sert de point de chute aux cadavres d'animaux morts. Des listes d'autres prestataires que Procidex sont envoyés aux vétérinaires par l'administration. Ils assurent uniquement la collecte. Le 1er octobre, un arrêté préfectoral autorise les maires à délivrer, en cas de carence de la société, « des autorisations d'enfouissement sur place des cadavres d'animaux morts en exploitation » .
À cette même date, la réquisition de la décharge de la Gabarre est rendue officielle par arrêté préfectoral. Quant aux abattoirs, qui constituent près de 80% du chiffre d'affaires de l'activité commerciale de Procidex, ils ont créé leur propre structure de collecte et de transport de cadavres, le Gedec. Une chose rendue possible par la modification du Code rural intervenue en juillet 2009. Le mystère demeure sur la raison pour laquelle l'usine anciennement gérée par Michel Christon avait obtenu son autorisation en premier lieu alors qu'elle ne remplissait pas les conditions sanitaires. Aujourd'hui, cette unité d'incinération semble définitivement enterrée.
Le 29 décembre dernier, la préfecture émet un arrêté portant « réquisition de la société Procidex pour l'exécution des opérations de collecte relevant du service public de l'équarrissage » : le personnel de la structure qui à l'origine incinérait n'est alors plus utilisé que pour le ramassage des animaux morts en élevage de plus de 40 kilos et les animaux morts de propriétaires inconnus.

Et les chiens écrasés sur le bord des routes ?

Un marché de ramassage des cadavres d'animaux sur les routes a été passé entre Procidex et le conseil régional. Le contrat est arrivé à terme le 18 novembre « Depuis que je suis directeur de la société, nous avons des problèmes pour nous faire payer par la Région. Or, pour se mettre en conformité, il faut qu'on nous paie » , indique Bruno Jéhu.

Bertrand Mazur, directeur général adjoint des services en charge des infrastructures, du cadre de vie et de l'aménagement du territoire à la Région, confirme qu'il y a bien une dette. Au titre de 2008, la Région reconnaît 170000 euros. Elle pourrait avoisiner plus de 200000 euros en considérant également 2009. Concernant cette dernière année, un désaccord subsiste entre les services de la Région et la direction de Procidex. La société facturerait l'incinération alors qu'il n'y en a pratiquement pas eu. Le désaccord entre les deux viendrait du manque de justificatifs donnés par l'entreprise sur son activité.
 « Malgré notre bonne volonté et notre souhait de payer ce qui est dû, l'argent a été provisionné, l'entreprise ne nous a malheureusement pas fourni les éléments justificatifs indispensables pour la mise en paiement » , indique Bertrand Mazur. Les instruments de relevés de kilométrages, les bons de pesée, les bons d'entrée en décharge, le pointage GPS à chaque ramassage d'animaux, autant d'éléments qui manqueraient au dossier. Certaines communes se sont organisées pour faire faire ce travail par une entreprise privée. Ce serait le cas de Baie-Mahault. Pour les autres, que va-t-il advenir des cadavres d'animaux morts sur les routes ? Ils risquent d'être encore nombreux.

Les dettes de Procidex précipitent sa chute

Début février dernier, les camions de Procidex se voient refuser l'entrée de la Gabarre. « Il y a une dette qui remonte à la direction assurée par Michel Christon, l'ancien gérant » , justifie Bruno Jéhu.
Ce n'est pas tout. Procidex traînerait également une ardoise auprès d'une société qui a livré la station de traitement des eaux de l'usine.
Dommage, c'était une condition afin de permettre l'obtention d'incinérer à nouveau. L'usine a connu plusieurs mises en demeure de mise en conformité de l'établissement, le 27 mars 2008 et le 17 avril 2009. Le fournisseur indique que Procidex n'a pas respecté les conditions de paiement. Afin de justifier les dettes de Procidex, Bruno Jéhu explique. « Nous ne pouvons pas payer parce que nous n'avons pas d'argent. Nous attendons de l'argent de la part de certains clients, de la part du conseil régional, plus de 200 000 euros pour le ramassage des animaux morts sur les routes. »
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Pierrik 12/04/2010 20:40


Qui pourra stopper les agissements de l'escroc Michel Christon et de ses amis politiques? y'en a assez de cette guadeloupe de mafieux!