Retour de la Dengue...ici en Guadeloupe...

Publié le par Franck De La SALETTE

 Le nombre hebdomadaire de cas de dengue augmente sérieusement. On atteint le cap des 400 par semaine.

 
L’épidémie de dengue qui touche la Guadeloupe depuis début décembre s’est amplifiée au cours des dernières semaines. Après avoir longuement stagné à des moyennes de 200 cas par semaine, elle a augmenté régulièrement au cours du mois écoulé pour atteindre 400 cas pour la semaine 13 (début avril). Début avril, le total des cas, depuis le début de l’épidémie, était évalué à 3 955.

Le plus dur est sans doute à venir.
Les précipitations importantes intervenues au cours de la deuxième semaine d’avril ont remis en eau tous les gîtes et favorisent — tout le monde le remarque — la prolifération des moustiques.
De là à craindre une flambée de l’épidémie, il n’y a qu’un pas, d’autant plus aisé à franchir que le virus est repéré dans toute la Guadeloupe continentale, ou peu s’en faut. « La Grande Terre est la zone globalement la plus touchée par l’épidémie, précise le dernier point épidémiologique.
Le plus grand nombre de cas est régulièrement enregistré sur la commune de Saint-François (en mars, 31 % des cas) et sur l’agglomération Pointoise (en mars, 27 % des cas pour Gosier, Baie-Mahault et Abymes). Sainte-Anne et Le Moule sont également concernées. Sur la Basse-Terre, ce sont les communes de Sainte-Rose (14 % ) et Petit-Bourg (5 % ) qui recensent le plus de cas depuis début mars.
D’autres communes sont également concernées (Capesterre-Belle-Eau, Petit-Bourg) tandis que des cas sporadiques sont recensés sur les autres communes de la Basse-Terre. »
 
Des formes hémorragiques:
 
Cette omniprésence du virus est compliquée par un autre élément récent, la découverte d’un second sérotype. Alors que, depuis de début de l’épidémie, seul le DEN 1 avait été identifié, deux cas liés au DEN 4 ont été confirmés, l’un en février, l’autre en mars. La circulation simultanée de plusieurs sérotypes constitue toujours un facteur aggravant.
Pour l’instant, le taux de sévérité reste stable.
82 cas biologiquement confirmés ont nécessité une hospitalisation depuis le début de l’épidémie, dont 41 ont touché des enfants. Parmi ces cas, 14 formes sévères, 3 formes hémorragiques et 15 formes hémorragiques incomplètes.
Au cours des dernières semaines, le service de lutte anti-vectorielle a multiplié les pulvérisations d’insecticide. Mais ce type d’intervention n’est pas suffisant pour juguler une épidémie d’autant plus atypique qu’elle a résisté pendant toute la période de sécheresse.
 
Chaque foyer doit mettre en œuvre de façon systématique et urgente une chasse aux gîtes et aux moustiques.
 
ARTICLE:  M.A France Antilles 22.04.2010
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Condor 24/04/2010 00:04


Merci Franck pour l'info. Je relaye....